Le Centre archéologique de Scladina ( Sclayn-Andenne) participe à un important projet européen de réalité augmentée pour les objets historiques.

Imprimé depuis www.andenne.be le 01 juillet 2022


Le Centre archéologique de Scladina ( Sclayn-Andenne) participe à un important projet européen de réalité augmentée pour les objets historiques.

 

Le Centre archéologique de Scladina ( Sclayn-Andenne) participe à un important projet européen de réalité augmentée pour les objets historiques.

DigiArt, un projet innovant destiné à rendre virtuellement accessible le patrimoine culturel et doté d’un budget européen de 2,3 millions d’euros.

Des universités, des sociétés privées et des musées ont uni leurs forces afin de développer une nouvelle façon de présenter les objets du patrimoine culturel en 3D grâce à la réalité virtuelle.

DigiArt est un vaste projet européen destiné à fournir aux acteurs du patrimoine des solutions innovantes, rentables en termes de coût, de traitement et de présentation des objets culturels.

Le projet DigiArt va radicalement changer la manière dont le public interagit avec le patrimoine matériel. Ce projet est développé par un consortium de 7 partenaires académiques, privés et muséaux : l’Université John Moore de Liverpool (UJML), le Centre pour la Recherche et la Technologie Hellas (CERTH), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Le Musée des Tombes Royales d’Aigai, Pix4D, Vulcan UAV et le Centre archéologique de la grotte Scladina.

Le projet a reçu un financement de l’Union Européenne de 2,3 millions d’euros dans le cadre du programme « Horizon 2020 ». Le consortium vise le développement d’un logiciel informatique destiné à reconnaître et à identifier les objets par leurs formes. Il en résulterait, selon leurs propres termes « l’internet des objets historiques » où les artefacts seraient accessibles de partout, tout le temps sur des appareils connectés. Toute personne connectée à Internet tiendrait virtuellement un objet du musée et serait en mesure d’en trouver des similaires ailleurs dans le musée ou dans un autre musée dans un autre pays. Le projet ambitionne de présenter des artefacts dans leur contexte via un environnement immersif en réalité virtuelle ou augmentée. Cette réalité virtuelle sera le fil rouge des histoires qui reconstitueront le contexte des objets.

La diversité des objets et des espaces muséaux tests s’avèrent être d’excellents défis pour les ingénieurs qui devront fournir, dans le futur, un outil utilisable dans tous les musées. La numérisation du patrimoine passera autant par l’utilisation de drones/véhicules volants autonomes (VAA) pour l’enregistrement de sites de grandes ampleurs que par des scanners ce qui concerne la joaillerie fine.

Le Professeur David Burton qui dirige le laboratoire de recherches sur les drones de l’UJML et qui est le Directeur de l’Institut de Recherche en Ingénierie générale, a déclaré :

« L’UJML est vraiment impatiente de coordonner ce projet multidisciplinaire international. Nous avons réuni deux mondes : celui de l’archéologie et de l’anthropologie, sciences qui mettent au jour et interprètent le passé de l’Homme et celui des ingénieurs, informaticiens et des chercheurs en VAA/drones qui ont la capacité de saisir ce passé en 3D et de le partager grâce à de nouvelles et passionnantes technologies. Travailler ensemble changera la façon dont nous appréhendons notre passé. »

« À partir de relevés détaillés de données aériennes et terrestres en 3D et grâce à des techniques de modélisation de pointe, nous avons pour objectif la création d’un système qui plongera les visiteurs de musées dans un environnement immersif en réalité virtuelle. Celui-ci leur procurera une expérience beaucoup plus riche et leur permettra de mieux comprendre la façon de travailler des spécialistes et ce que pouvait être la vie des Néandertaliens dans une grotte en Belgique, celle à la cour du Roi Philippe II dans la Grèce antique en 300 av. J.-C. ou dans une ville médiévale en Angleterre. »

Selon Dominique Bonjean du Centre archéologique de la grotte Scladina :

« Ce projet passionnant et la technologie développée offrent de nombreuses possibilités. Dans le cas de la grotte Scladina, cela permettra aux visiteurs de découvrir la grotte préhistorique par le biais d’une expérience unique en réalité augmentée. C’est comme si les visiteurs étaient présents à Scladina lorsque les Néandertaliens de passage y abandonnèrent leurs outils et comment nous, en tant qu’archéologues, interprétons le passé depuis les couches stratigraphiques et les outils et ossements qu’elles contiennent. »

Personnes de contact :

Kévin Di Modica, Grégory Abrams et Dominique Bonjean

Centre archéologique de la grotte Scladina

Rue Fond des Vaux 339 D         B-5300 Andenne

Tel : 081 58 29 58 ou direction@scladina.be

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